Le meilleur profil

Œuvres de la collection du FRAC Poitou-Charentes
09.11.2013 > 23.04.2014

Olivier Babin, Emily Bates, Anna Baumgart, Henry Bond & Liam Gillick, Vincent Chhim, Serge Comte, Roe Ethridge, Gérard Gasiorowski, Jochen Gerz, Hallgrimur Helgason, Mariusz Hermanovicz, John Hilliard, Candida Höfer, Sara Holt, Rémy Hysbergue, Pierre Jahan, Sarah Jones, Jacob Kassay, Peter Klasen, Sieglinde Klupsch, Sam Samore, Daniel Schlier, Bruno Serralongue & Bernard Voïta

Sieglinde Klupsch, L’imprévu, collection FRAC Poitou-Charentes © Sieglinde Klupsch

« Dès lors que l’art n’a plus le monopole de [la fabrication de] l’image, qu’il a des rivaux (la photographie, le cinéma, la vidéo, la télévision), se pose la question de ce que les artistes font avec les images et du pourquoi de leur utilisation. » Yves Michaud, La crise de l’art contemporain.


La représentation dans toutes ses déclinaisons est un axe structurant de la collection du Frac Poitou-Charentes. L’exposition « Le meilleur profil » tire ce fil rouge en confrontant sur cette question photographies, peintures et sculpture.
Une partie des œuvres se présente en alternative aux médias pour rendre compte autrement de l’état du monde, en s’attaquant aux clichés et stéréotypes (Serge Comte) ou en révélant les procédures de production, de diffusion et de circulation des actualités (Serralongue, Bond & Gillick). Certains artistes, comme Rémy Hysbergue, Vincent Chhim ou John Hilliard, inscrivent la spécificité de leur médium dans le champ de la culture visuelle contemporaine. D’autres, à l’instar de Roe Ethridge, actualisent des fondamentaux de la réflexion sur l’image moderne tels que la perte de l’aura. L’exposition montre aussi comment des artistes introduisent dans la peinture et la sculpture les codes de la photographie (Baumgart, Gasiorowski, Klasen), du cinéma (Samore), de la bande dessinée (Helgason), comment ils matérialisent les images et en scrutent la nature, la genèse et les pouvoirs ou révèlent les tensions entre les mots et les images (Gerz). Le réalisme des œuvres est un réalisme critique, où « l’image touche à un réel que la réalité même nous voilait » (Didi-Huberman). Dans ses photographies, Klupsch rend perceptible l’écart entre représentation et réalité, tandis que Bernard Voïta propose des images à reconstruire mentalement. Les artistes dans leur ensemble nous invitent à assumer la responsabilité de notre regard.

Vincent Chhim, Le Dépeupleur, 1996 – 1997, collection FRAC Poitou-Charentes © ADAGP

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