L’Été photographique de Lectoure 2018

L’édition 2018

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Informations pratiques

Partenaires

Jours et horaires d’ouverture

Du 14 juillet au 23 septembre 2018

Tous les jours*, de 14h à 19h**
*Fermeture le lundi et le mardi en septembre
**Fermeture de l’ancien tribunal à 18h

Pass 5 euros

Documents disponibles

Dossier de presse
Guide du visiteur
Guide ludique
Dossier pédagogique

Annabel Werbrouck, série Les oubliés, 2016 © Annabel Werbrouck

Arno Brignon – Collection Madeleine Millot-Durrenberger avec Patrick Bailly-Maître-Grand, Claude Batho, Valérie Belin, Tom Drahos, Bernard Faucon, Valérie Graftieaux, Gabor Kerekes, Bernard Plossu, Françoise Saur et Josef Sudek – documentation céline duval – Laurent Fiévet – Lectoure 1000 Photos avec Bernard Plossu et Serge Tisseron – Bonella Holloway – Compagnies OBRA et VIDEOfeet – Régis Perray – Anu Tuominen – Annabel Werbrouck


Au fil des éditions successives, l’Été photographique de Lectoure s’est toujours fait l’écho bienveillant et attentif de la diversité des modes de création, de l’engagement des artistes et de leur liberté d’explorer et d’expérimenter.

Rendez-vous annuel estival, orchestré par le Centre d’art et de photographie de Lectoure, l’Été photographique se manifeste par une déambulation entre cinq joyaux du patrimoine lectourois et propose, le temps d’une saison, des expositions temporaires et des événements ponctuels.
À la neutralité promue par le modèle du white cube, aux espaces traditionnels de l’exposition d’art se substituent des lieux singuliers, atypiques, aux caractères bien trempés. Véritables catalyseurs de créativité, ce sont aussi des terrains d’observation, d’apprentissage et d’expérimentation pour les artistes, pour l’équipe d’un centre d’art et pour les visiteurs. Pour ces derniers, la découverte simultanée des lieux, des œuvres et de la ville, les approches qui se croisent, les cohabitations inattendues, expérimentales, parfois irrévérencieuses et souvent inventives questionnent le rapport au lieu, à l’œuvre, à la pratique artistique et à son mouvement perpétuel. Les décalages de points de vue et de contexte sont des invitations à s’imprégner, à ressentir et à apprécier de manière plus sensible les œuvres et, à travers elles, à renouveler notre regard sur le monde et le sens que nous donnons aux choses.

L’Été photographique de Lectoure est une histoire qui se réécrit sans cesse. C’est une expérience et une rencontre entre des œuvres, des lieux et des publics. L’Été photographique, c’est aussi un festival convivial, riche de partenariats éclectiques et surprenants, et avant tout une aventure plurielle au service des artistes et de leurs réalisations.

L’Été photographique 2018 invite à se perdre dans les greniers, à s’égarer dans les réserves, à se frotter aux inventaires au risque peut-être de se fourvoyer… Avec comme fil rouge les notions de collection et plus largement de collecte. Collectionner est un geste fondamental dans l’histoire de l’art. C’est aussi une passion simple que chacun a pu éprouver dans son enfance.

Cette vingt-neuvième édition s’intéresse à des collectionneurs et des collectionneuses et à travers eux à leurs collections. La collection comme une vision du monde, la création potentielle d’un autre monde. Elle s’intéresse aussi à des artistes qui utilisent plus largement le principe de la collecte dans leur démarche, à des artistes relecteurs d’images et d’objets, à des artistes qui récoltent, sélectionnent, compilent, assemblent des images fixes, des images animées, des sons et des objets.

Rien de plus intemporel, de plus innocent que le fait de réunir des images, des objets, des œuvres. Rien de plus salutaire que ce geste de conservation de ce qui pourrait disparaître. C’est aussi jouer avec le temps, partir à la recherche d’un temps passé, d’un temps perdu, d’une mémoire cachée, espace voué à la mémoire intime, inconsciente et à la contemplation.

Il sera question d’histoire, la grande et les petites, de mémoire, de souvenirs …
Il sera question de classement, d’inventaire, d’archive, de document, de conservation…
Il sera question de détournement, d’assemblage, d’association d’images et d’objets…
Il sera question de découpage, de collage, de montage…
Il sera question de recyclage, d’une certaine forme d’art écologique avec des artistes qui donnent une seconde vie à des images, des objets…
Il sera question de poésie de l’ordinaire et du quotidien, de fragilité, d’humilité et d’humour…
Il sera question du statut des œuvres, de l’artiste-auteur, de la valeur marchande de l’art…
Il sera question d’unicité, d’original, de duplication…
Il sera question de pratiques archaïsantes de la photographie, de photographies vernaculaires, de photographies amateurs, d’albums de famille…
Il sera question d’obsession, d’addiction, de jardin secret, de passion partagée…

Collectionner, collecter pour raconter une histoire, des histoires, l’Histoire, décrire le monde.